(Vidéo de Santé Canada)

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Communiqué de presse sur le radon de CAA Québec:

Responsable de 16 % des décès par cancer du poumon selon l’Association pulmonaire du Québec (APQ), le radon, ce gaz incolore, inodore et inerte représente une menace silencieuse encore trop peu connue. Voilà pourquoi CAA-Québec et l’APQ s’unissent pour le démystifier et lui donner un visage!

C’est dans ce contexte que les experts-conseils en habitation chez CAA-Québec, en collaboration avec ceux de l’APQ et de Santé Canada, ont pu exposer ce matin le visage du radon grâce à une chambre à brouillard spécialement conçue à cet effet. De plus, différentes sources d’infiltration ont été mises en lumière à l’intention des intervenants présents lors d’une démonstration bien particulière effectuée dans une résidence de l’île de Montréal où la concentration du radon avait d’abord été mesurée. Cette activité a permis de lever le voile sur ce gaz peu connu, mais aussi de rappeler que des solutions efficaces existent.

Bonifier le Code de construction : un besoin réel
En ce moment, le processus de révision du Code de la construction ne comporte pas de nouvelles initiatives pour aider les propriétaires de maisons neuves à prévenir l’infiltration du radon. CAA-Québec s’en étonne, et estime que le processus de révision est pourtant une occasion en or d’intégrer de simples mesures préventives pour les nouvelles constructions. Il est d’ailleurs possible de prendre connaissance des commentaires et recommandations déposés auprès de la Régie du bâtiment par CAA-Québec et l’APQ à l’égard du Projet de règlement modifiant le Code de construction du Québec.

Qu’est-ce que le radon?
Produit par la désintégration naturelle de l’uranium présent dans la croûte terrestre, le radon s’infiltre dans la résidence par chaque fissure ou ouverture existante dans la fondation et ses murs, par le vide sanitaire ou par des joints non étanches des tuyaux d’évacuation. Il peut alors s’y accumuler en grande concentration, menaçant ainsi la santé des locataires.
« Une exposition directe de plus de 4 heures par jour au radon, surtout pour un fumeur, est très préoccupante », indique Dominique Massie, directrice générale de l’APQ. « Le radon représente la première cause de cancer du poumon chez les non-fumeurs. Lorsque ceux-ci sont exposés à une concentration élevée de radon à long terme, ils ont une chance sur 20 de développer un cancer du poumon. Pour le fumeur, ce risque grimpe à une chance sur trois. »

Facile à détecter!
En utilisant un dosimètre, un instrument spécialement conçu à cet effet, il est possible de mesurer la concentration de radon. À partir de 200 becquerels par mètre cube (Bq/m3), Santé Canada recommande de faire des travaux correctifs, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) envisage une gamme de niveaux de référence débutant à 100 Bq/m3.

Dépressuriser le sol et colmater les brèches
« Des travaux de mitigation peuvent être effectués rapidement, à des coûts très raisonnables », mentionne Jacques Gobeil, directeur des services-conseils en habitation chez CAA-Québec. « Selon l’état des lieux, ces mesures correctives peuvent être aussi simples que de colmater des fissures dans le béton des murs et planchers de la fondation, de sceller des puisards ouverts ou de mieux ventiler le sous-sol. Évidemment, certains cas plus problématiques requièrent une plus grande attention et un investissement plus important. »

Des conseils d’experts accessibles
Il est possible de se procurer un dosimètre à prix modique auprès de CAA-Québec et de l’APQ. Les professionnels en santé respiratoire de l’APQ peuvent répondre à toutes vos questions concernant les risques associés au radon, alors que les experts des services-conseils en habitation de CAA-Québec peuvent vous conseiller et vous assister dans les travaux de mitigation nécessaires.

Source: CAA Québec  & Santé Canada